Histoire de la statistique du Burkina Faso

     Le système statistique national du Burkina Faso doit être placé dans le cadre du développement économique, social et politique du pays.

    S’il est indéniable qu’on ne peut concevoir un peuple organisé sans statistiques, il convient  tout de même de reconnaître que la tentative de créer un système statistique  plus ou moins cohérent remonte à l’ère coloniale. C’est ainsi que pour faire face surtout aux besoins de l’administration coloniale que sont les levées d’impôts, les travaux forcés, les recrutements militaires et scolaires, fut  mis en place un système de recensements administratifs, puis des services d’état civil.

    Plus tard avec les aubes des indépendances, naquirent d’autres besoins en données plus élaborées, qui prirent bientôt le pas sur les recrutements militaires et les levées d’impôts. C’est ainsi qu’en 1958 le Bureau Statistique vit le jour  pour devenir en février 1963 le Service National de la Statistique et des Etudes Economiques (SNSEE). En mars 1966 le  Service National de la Statistique et des Etudes Economiques se mua à son tour en Direction de la Statistique et de la Mécanographie, qui entrera dans la mémoire collective des Voltaïques d’alors, comme étant le service chargé du traitement de la solde des fonctionnaires.

    En 1974, suite  au transfert du traitement de la solde au Centre National de Traitement de l’Information (CENATRIN), une organisation nouvelle s’imposa. C’est ainsi que la Direction de la Statistique  et de la Mécanographie amputée de certaines prérogatives et de la mécanographie  se métamorphose en Institut National de la Statistique  et de la Démographie (INSD), en tant que direction centrale de l’administration publique. Plus tard, la recherche d’une plus grande efficacité dans la collecte, le traitement, l’analyse la publication et la diffusion de l’information statistique a conduit les autorités de notre pays a ériger l’Institut National de la Statistique et de la Démographie, par le Décret N°2000-508/PRES/PM/MEF du 27 Octobre 2000, en Etablissement Public de l’Etat à caractère Administratif (EPA).  

    Quel que soit son statut, l’INSD est et demeure l’organe officiel de collecte, de traitement  et de diffusion de l’information statistique au niveau national. 

    Cependant, tout au long de ce processus  et bien souvent en l’accompagnant, on a assisté à la naissance  et au développement avec plus ou moins de bonheur, de services statistiques  au sein de certaines administrations publiques parfois sans liens directs avec l’INSD.  

    Dans les secteurs para-public et privé, le recours de plus en plus prononcé à une gestion moderne, a favorisé la naissance de services statistiques, souvent bien organisés (ONEA, SONABEL, ASECNA, BCEAO, etc.). 

    La décennie des années 80 a vu l’implantation de Directions Régionales du Plan, aujourd’hui  Direction Régionale de l’Economie et du Développement (DRED), avec des compétences statistiques et la généralisation au sein des différents Ministères, des Directions des Etudes et de la Planification (DEP), elles aussi dotées de services à compétence statistique.

  Les dirigeants de l'Institut National de la Statistique

de 1962 à 1978 Dr Georges SANOGOH 
de 1978 à 1980 Mr. Cyril GOUNGOUNGA 
de 1982 à 1983 Mr. Jean DONDASSE 
de 1983 à 1988 Mr. Lassané DERA 
de 1988 à 1992 Mr. Théodore Z. SAWADOGO 
de 1992 à 1995 Mr. Honoré T. DJERMA 
de 1995 à 1997 Mr. Noël Aimé KOBIANE 
de 1997 à 1998 Mr. Birimpo LOMPO 
de 1998 à 2002 Mr. Hamado SAWADOGO 
de 2002 à nos jours Mr. Bamory OUATTARA